Les TEMPLIERS à LONGNY mythe ou réalité ?
J’ai, bien souvent, évoqué avec notre ami Philippe SIGURET la construction de ND de Pitié à Longny-au-Perche ainsi que le financement de ce magnifique monument ; c’est encore, à ce jour, une énigme que nous ne saurions expliquer et pourtant, en faisant des recherches sur les propriétaires de nos chers moulins au moyen-âge, j’ai eu la curiosité de fouiller dans les archives d’Eure et Loir et particulièrement celles des templiers qui y résidaient au moyen âge.
Je vais, dans ce texte, vous donner une piste qui me semble être plausible ; certes, elle ne pourra être certifiée car comme le dit l’abbé P BARRET dans le bulletin (Société historique et archéologique de l'Orne) « Les archives et ses titres semblent eux aussi avoir disparus. »
Pour démarrer cette narration, rendons-nous à La Villedieu-Feuillet, ancien nom de la paroisse du Mage. C'était, à l'origine, une petite commanderie de l'Hôpital, située sur la route menant de Longny à La Loupe.
Le domaine avec la seigneurie avait été donnés aux Hospitaliers par Jean, comte de Chartres. Par ses lettres du 20 avril 1205, ce seigneur reconnu leur avoir concédé tout le fief en domaine, justice et seigneurie qu'il possédait dans la paroisse du Feuillet, « in parochial de Feillet », contenant 604 arpents de terre arable, bois et prés avec la haute futaie, « altas sylvas », et toutes les dîmes, grosses et menues s’y rapportant.
Les Hospitaliers y bâtirent une maison et une chapelle dédiées à saint Jean-Baptiste où les capucins de Dreux venaient au « siècle dernier » dire une messe par semaine. A deux cents pas de la maison, il y avait une habitation avec des bâtiments à usage de ferme, qu'on nommait La Petite-Villedieu.
On ne trouve pas, dans les écrits de nos historiens du Perche Ornais, de trace des Templiers … sans doute parce que ces mémoires ont été écrites principalement par des ecclésiastiques, qui se sont refusés d’évoquer ces soi-disant « hérétiques » …
Le premier texte qui m’a interpellé était celui de Tony le loup ; cette légende, sans doute orale, a été magnifiquement rapportée par le conteur Longnycien P.PITARD ; ce n’est donc certainement pas par hasard qu’elle se situe à Longny-au-Perche.
https://www.mondelegendaire.com/articles/orne_longny-les-villages_1120_la-legende-de-la-chapelle-notre-dame-de-pitie-et-de-tony-le-loup/
Elle évoque parfaitement le retour de ce croisé au XII° siècle sur les terres de ses ancêtres ; peut-être même avait-il été soigné et hébergé dans le secteur…
Elle reste cependant difficile à dater puisque l’auteur commence son récit par … « Il y a longtemps, bien longtemps…» le récit donne des détails précis des combats auxquels ce croisé avait participé. « A la prise de Massoure, en Egypte, j'ai combattu un des derniers pour la défense d'un temple dédié à la sainte Vierge et j'allais périr, accablé par le nombre, quand la mère du Christ, aveuglant mes ennemis, me tira de leurs mains, sain et sauf. Dieu, qui m'a conservé la vie en ce jour, me la retire aujourd'hui.... Que sa volonté s’accomplisse....
De fait, en cherchant la présence des templiers à Longny, je n’ai rien retrouvé, sinon la maladrerie où officiaient des moines dans le bas du bourg face aujourd’hui à la rue St Hubert ; à cet emplacement était située une chapelle du début XIII° (1205) Siècle dédiée autrefois à la vierge Marie ; dès que fut terminée la construction de ND de Pitié, cette chapelle fut débaptisée et renommée la Chapelle St Hubert, aujourd’hui hui transformée en logements sociaux.…
Donc, d’où ce légendaire Tony le loup pouvait-il venir ? en cherchant bien nous retrouvons cette Charte CLXI. 10 avril, vers 1265 *que nous reproduisons ci-dessous.
« Nous apprenons que « donation fut faite en pure et perpétuelle aumône au prieur et frère de l’Hôpital Saint-Jean de Jérusalem en France, à savoir des titres de la seigneurie, fiefs, terres, bois, prés, pâtures dans la paroisse de Feuillet ».
On peut s’interroger lorsque l’on sait qu’à la dissolution de l’ordre des templiers, une partie de leur trésor fut transféré aux hospitaliers de St Jean de Jérusalem et que nous retrouvons ceux-ci à deux pas de Longny, d’après les archives de Chartres repris comme ci-dessous.« La Villedieu-Feuillet, ancien nom de la paroisse Le Mage. C'était dès l'origine une petite commanderie de l'Hôpital, située sur la route de Longny à La Loupe.
Le domaine avec la seigneurie en avait été donné aux Hospitaliers par Jean, comte de Chartres. Par ses lettres du 20 avril 1205, ce seigneur reconnut leur avoir concédé tout le fief en domaine, justice et seigneurie qu'il possédait dans la paroisse de Feuillet, « in parochia de Feillet », contenant 604 arpents de terre arable, bois et prés avec la haute futaie, « altas sylvas », et toutes les dîmes, grosses et menues…./ »
Les Hospitaliers y bâtirent une maison et une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, où les capucins de Dreux venaient dire au siècle dernier, une messe par semaine. A deux cents pas de la maison, il y avait une habitation avec des bâtiments à usage de ferme, qu'on nommait La Petite-Villedieu …/
Donc, nous y voilà, Les Templiers sont là !
Plusieurs textes situent des commanderies ou maisons hospitalières dans la région, Les frères de Saint-Jean de Jérusalem avaient aussi droit de justice, haute, moyenne et basse, à Fontaine Simon et à la Cruchonnière, nous dit la Bibliothèque Mazarine, mss. 3367, folio 93.
Bref, les frères de Saint-Jean de Jérusalem sont bien présents près de Longny ; l’ordre est généralement connu, dès le XIIe siècle, sous le nom d’Ordo Hospitalis Sancti Johannis Hierosolymitani. De plus, nous savons que leur mission première était de prendre en charge les templiers blessés revenus de croisades. C’est à la suite de la dévolution des biens de l'ordre du Temple, que cet ordre va s'enrichir et posséder des établissements, prieurés et commanderies dans toute l’Europe catholique.
Donc c’est dès le 13 octobre 1307, date fatidique pour l’Ordre du temple, que nos braves frères de « « Villedieu le Feillet » deviennent très riches ; et pourtant en 1783 il ne restait plus du domaine de La Villedieu-Feuillet que 160 arpents de terre, dont plus des deux tiers étaient en bruyère et improductifs. Le reste étant affermé en 1757 pour 140 livres, et en 1783 pour 350 livres …….
Là où nous souhaitons en venir …
Les templiers représentés par Les frères de Saint-Jean de Jérusalem vont, avec le temps disparaître, et nul, à ce jour, ne peut dire où sont passés les finances et biens de cette communauté, peut-être redistribués aux seigneurs locaux volés par des soudards, soigneusement cachés, enterrés, ou mis à l’abri pour le retour d’un nouvel ordre ?
Il nous semble bon, à ce stade, au XXI° siècle, de revenir sur ce moment de l’histoire locale ; en effet, souvenez-vous, la chapelle ND de pitié qui, nous le savons a été construite au XVI° Siècle (1549) après une guerre de cent ans (1337/1453) qui ébranla et ruina partiellement le pays ou Longny. On y comptait, à cette époque, environ 427 feux (cad foyers) ; en effet, on dénombrait alors la population soit en Feux soit en communiants…ce qui en faisait un bourg important puisque, en comparaison, si nous calculons en feux, Bellême en comptait 483, Nogent le Rotrou 450, la Perrière 115, Bretoncelles 228. Donc, Longny, une des villes principales de notre contrée s’offre le luxe de construire une magnifique Chapelle ; je me souviens de ces longs moments d’échange avec Philippe Siguret sur le financement de ce monument de style renaissance avec toujours la même question, qui a pu payer ce joyau ? alors, bien sûr, les blasons retrouvés sur clefs de voûte pendantes seraient les blasons et écussons des familles d’Orléans de Marie de Bourbon, Duchesse d'Estouteville, veuve de Léonor d'Orléans, duc de Longueville, comte de Dunois, Pair et Grand Chambellan de France, les ducs de Longueville, seigneurs de Longny. Un écartelé aux armes de France et de Bourbon, d'azur à trois fleurs de lys d'or à la bande de gueules, surmonté de la couronne royale ouverte, pourrait correspondre aux armoiries de Marie de Bourbon. Leurs présences attestent que la voûte fut construite (ou plutôt décorée) à l'époque de son veuvage (après 1573, date du décès de son époux) nous disent les historiens locaux.
Cela pourrait constituer des indices … si la voûte de cette chapelle n’avait pas été refaite par la générosité du Sieur Jehan Saudubois et de sa femme Marie Brulard en 1606…autrefois elle était en bois ! Ce qui nous fait dire que Les clefs de voûte portent un décor ornemental et uniquement ornemental …
Toujours selon le Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne *La voûte actuelle toute en pierre, et très richement ouvragée, remonte à l'an 1606, comme l'atteste une pièce manuscrite, conservée dans les archives de cette chapelle, et. rédigée en 1774, par M. l'abbé Lecomte, principal du collège de Longny. Le même titre nous apprend qu'elle fut faite par les bons soins de Sandubois (ou saudubois), conseiller du roy et prévost de la charité (lj. Le nom du même Sandubois était aussi gravé à la voûte, sur le principal cul-de-lampe, et l'inscription se terminait par ces mots : Priez Dieu pour lui et sa femme, qui ont donné cette voute. Les ouvriers qui ont reblanchi les murs et la voûte de cette chapelle, au moment de la dernière restauration, ont passé leur badigeon non seulement sur cette inscription, mais de plus sur toutes les autres qui se trouvaient, soit sur la voûte, soit sur les murs de cet antique sanctuaire ; on n'en voit plus aucune actuellement…
Note* « environ 26 pieds de hauteur jusqu'à la naissance de sa voûte qui n'est qu'en bois. Auteur du texte. (Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. en 1883.) communication de Mr Ch.Pitou.
NdA = On peut voir encore aujourd’hui les graffitis tracés sur le mur de la chapelle et A Paris, comme à Domme : C'est d'abord au Christ Crucifié que s'adresse cette prière "Ceux que par ta Passion et ton humilité tu enchaînes au bois de la Croix, les rachetant par ta miséricorde, conserve-les, conserve-nous"... C'est ensuite à la Vierge "en l'honneur de qui ton Ordre l'Ordre du Temple a été fondé" ... https://www.templiers.net/symbolique/index.php?page=les-graffiti
Nous pouvons lire toujours dans le bulletin Société historique et archéologique de l'Orne le paragraphe suivant :
« Aussi de bonne heure, en conformité de ce proverbe « qu'on ne prête qu’aux riches », prit-on l'habitude d'attribuer la fondation et la construction de la chapelle ND de Pitié au duc de Longville. On oublia vite que de simples bourgeois d’un simple bourg purent avoir l'idée d'un édifice aussi magnifique et en supporter les frais dispendieux... Il sembla tout naturel d’en reporter l’honneur, la magnificence et le goût artistique aux membres de la famille Royale’...
Cette opinion royale. déjà reçue et accréditée à Longny en 1766, lors de la rédaction du Mémoire pour l'Hôtel-Dieu, Ou l’on y lit « qu'en « l'année 1549, la très grande et très belle chapelle qui porte le nom de Notre-Dame de Pitié, digne fruit de la piété et de la magnificence des ducs de Longueville, fut achevée. »
L’Abbé Fret a répété la même assertion reprise ci-dessus » et presque tous les modernes à la suite…. Et rassurez- vous cette narration continue aujourd’hui …(nda)
Le reste de l’histoire « la Tour du clocher », cette belle tour qui s’élève à 27 M de hauteur fut construite 46 ans plus tard en 1595 et là, nous savons qui a financé cette partie du monument ; ce sont les Charitons de Longny qui ont souhaité en faire une chapelle ; ces Charitons devaient être biens riches pour un tel financement, sachant que c’était un ordre qui vivait de la charité afin de donner une sépulture à tous et à chacun … Cette « tour chapelle » est curieusement ornée dans sa voute là où l’on désigne les bienfaiteurs d’une « tête de mort » avec les ossements croisés emblème des chevaliers du temple !!! Voilà qui porte à réflexion … Et certains ont pu l’interpréter par : La clef de voûte de la tour-clocher renvoie au symbole de la confrérie de Charité de Longny : crâne entouré de l'inscription latine RESQUIESCANT IN PACE (Qu'ils reposent en paix) peints.
Alors que retrouvons -nous aujourd’hui : « Certains historiens font remonter l'origine de ce symbole ( la tête de mort avec les os croisés) à la suppression de l'ordre du Temple, au début du XIV e siècle, lorsqu'une partie de la flotte de l'ordre du Temple serait devenue une force navale clandestine, cherchant vengeance. »
Je ne pourrais passer sur les emblèmes qui ornent la Tour Chapelle le soleil et la lune (représentée par un croissant) encore un indice sur lequel nous ne pouvons passer …
https://www.templiers.net/symbolique/index.php?page=les-graffiti
Nous retrouvons dans l’œuvre de Guillaume SOA « La filiation des templiers », la description «d’un plafond bleu étoilé ou trône la lune et le soleil où il est clairement précisé que ces symboles ont été créés par les templiers sous les voûtes de la cathédrale de chartres. Il nous semble important de continuer nos recherches mais comment suffisamment d’argent pour financer cette « tour/chapelle » a pu traverser les âges sachant que la guerre de cent ans a été violente et ruineuse dans notre pays, également les guerres de religion tous ces mouvements et surtout l’anéantissement total de l’Ordre du temple ont laissé les fonds secrets aux héritiers qui ont souhaité marquer leur époque.
C’est donc en feuilletant nos archives que nous avons retrouvé ce Bulletin (Société historique et archéologique de l'Orne) contenant un article de l’Abbé P. BARRET qui faisant l’inventaire des bâtiments de Longny fait une description particulièrement détaillée de la Chapelle ND de Pitié, et , oh surprise ! nos idées se rejoignent … voici ce qu’il écrit en parlant de la tour /clocher :
« Sur toute sa longueur, d'une de ces fenêtres est un petite moulure saillante a été gravée une longue inscription dont L. Palustre le premier a publié une notable partie.
« EN L’AN 1545 ESTOIT JEHAN CHERVÉ ESCHEVIN JEHAN PREVOST, ME JEHAN FERRAND Pbre M. PIERRE DELAVNAY JACQVES FRANCOYS MALLET.JEHAN MONGIS . FRANCOYS »…M. l'abbé Leroy, vicaire à Longny, à qui je suis redevable m'a signalé de très utiles renseignements…, malheureusement, n'a pu en déchiffrer pas plus que L. Palustre.
. M. L. Palustre a cru y reconnaître « les noms des certainement principaux officiers de la commune, /…Ces titres d'échevin et de prévôt indiquent certainement une confrérie religieuse une confrérie de charité, associations si répandues dans le Perche, et y parvinrent parfois t à posséder une très grande influence et des revenus considérables. L'inscription permet de conclure que cette confrérie contribua pour une large part à l'érection de la tour.
Mais les archives et ses titres semblent eux aussi avoir disparus. C'est encore une piste à suivre et « un trésor local à découvrir. »
Nous sommes habitués, lorsque nous faisons des recherches sur Longny, à ne connaître les généreux donateurs que pour telles ou telles causes …
Et voilà comment quelque fois la réalité rejoint la fiction …
Quelques dates ///
-Les frères de Saint-Jean de Jérusalem Fondent la Villedieu Le Feillet en 1205
-Fin de l’ordre des templiers 1307
Evaluation des biens restants du Domaine de Villedieu les feillets 1757
-Guerre de cent ans 1337/1453
-Guerre des religions 1562/1598
-Construction de ND de pitié 1549
-Construction du clocher /Chapelle 1595
En comparant ces dates, on peut raisonnablement penser que Les Templiers, dévoués au Christ et à sa Sainte Mère, ont souhaité leur rendre hommage en finançant tout ou partie de ce joyau de la renaissance contenant une magnifique statue de la Piéta (dont nous ne connaissons également toujours pas le financement. Nous pensons, selon les sources des historiens, qu’elle a été sculptée à Chartres à la demande des Frères de la chartreuse du val Dieu) mais qui l’a payée ?
Nous devons quand même rappeler que l’effondrement des valeurs restantes au XIII° siècle, le bien disparu serait réapparu dans cette construction ? en effet encore une fois (Le domaine de La Villedieu-Feuillet ne comptait plus, au XVIIIe siècle, que 160 arpents de terre, dont plus des deux tiers étaient en bruyères et improductifs. Le reste était affermé en 1757, 140 livres, et en 1783, 350 livres.
A suivre…
L'Histoire se répète. Et les historiens se répètent les uns les autres.
- (Citation de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly ) -
Je ne suis pas un historien mais un passeur de mémoire et ce qui me permet, autre que faire de la copie « copier/coller », d’aller au plus loin pour rapprocher la vérité de la réalité André QUIBLIER. Le 4 mars 2026.
Merci à DAME Pimprenelle pour sa patiente relecture.
Pour l’association « Sauvegarde et mise en valeur du moulin de Rainville »
Contact Tel 02 33 83 74 91 Mail smv.moulin.rainville@orange.fr
Pour mémoire...
C'était un 18 mars, mais de 1314 (bien que certaines sources citent le 11 mars) la journée à Jacques de Molay, XXIII et dernier Grand Mestre des Chevaliers du Temple, a été brûlé vif sur le feu de camp, avec le précepteur de Normandie, Godefroy de Charney, dans la petite Île des Juifs, sur la Seine, près de la cathédrale Notre Dame, scellée la fin tragique de l'Ordre militaire le plus puissant du Moyen Âge.
Après sept ans d'emprisonnement et de torture, depuis son arrestation inattendue le vendredi 13 octobre 1307, Molay a été condamné pour relâchement après avoir rétracté ses aveux forcés. Le roi Philippe IV, « le Beau », qui était fortement endetté à l’Ordre, a orchestré le processus pour la dissoudre et s’emparer de ses richesses, avec la connivence du pape Clément V.
La légende raconte que alors que les flammes consumaient son corps, Molay a fait preuve d'une grande détermination et a jeté une malédiction contre le roi Philippe IV et le pape Clément V. Selon la tradition, Molay a crié : « Tu paieras pour le sang des innocents, Philippe, roi blasphémateur ! Et toi, Clemente, traître à ton église ! Dieu vengera notre mort, et vous serez tous les deux morts avant un an ! ".
Clemente V est mort un mois plus tard. Philippe IV est mort en novembre de cette année-là. La malédiction s'est étendue à la descendance de Philippe IV, et au cours des 14 années suivantes, ses trois fils régnèrent brièvement et sont morts sans héritiers mâles, mettant fin à la dynastie des Capetos après trois siècles.
Des siècles plus tard, en 2001, le « Parchemin de Chinon » a été découvert dans les Archives secrètes du Vatican, document qui a démontré que le pape Clément V a initialement acquitté Jacques de Molay et les Templiers des accusations d'hérésie, reconnaissant que leurs aveux ont été obtenus sous la torture.