Le Fourneau
Publié le 2 Mars 2026
Un procédé identique à nos fourneaux à bras mais sur une plus grande échelle vit le jour avec la force hydraulique mais la manipulation était la même, du bois, du charbon de bois, du minerai lavé et concassé, de la chaux ou de la marne et puis une mise à feu.
Le minerai qui, dans les premiers temps, fut certainement lavé et concassé à la main, le fût, par la suite, à l’aide d’un Bocard (nous retrouvons, dans les archives, les plans de fabrication d’un bocard(ou Bocambre) en 1705 à Rainville. Ce Bocard constitué d’un système de bielles était mû par une roue à aube et pouvait concasser aussi bien le minerai tiré de la mine que les résidus de fonderie.
La force de l’eau, produite par une roue à aube alimentée par un bief creusé et taluté par de la glaise sur des surfaces de plusieurs centaines de mètres, alimentait un ou deux soufflets ; ce système de ventilation hydraulique permettait d’obtenir un degré de combustion indispensable à la fusion de la fonte (entre 1100 et 1300 ° degrés).
La Forge de Longny était constituée d’un Haut Fourneau, d’une affinerie et d’une fenderie car la fonte était tirée du Haut fourneau et affinée en fer à la Grosse forge puis travaillée pour être mise à la vente dans la Fenderie plus tard nous verrons s’y rajouter une Poëlerie. Cette nouvelle technique était arrivée de l’est de l’Europe et de Belgique d’ou son nom ‘le procédé WALLON’, c’était le procédé indirect.
*A Longny, fut d’abord créé le fourneau, puis la forge (avérés tous deux en 1482).La construction d’un premier haut fourneau à Longny est attestée en 1473. Il n’y a qu’une brève mention de cet établissement. Deux autres constructions de hauts fourneaux sont ensuite mentionnées dans les fonds notariés, en 1490 puis en 1498, mais leur emplacement n’est pas précisé. La fenderie ne venant que plus tard (Les premières fenderies hydrauliques sont construites au tout début du 17° siècle dans le bocage) ; celle de Longny est sans doute un peu plus tardive, d’une vingtaine d’années peut être, mais rien ne permet de l’affirmer avec certitude ;
Les établissements furent géographiquement repartis en fonction de la force de la Jambée.
Une fenderie (avec Renardière) avait probablement été établie au moulin de Vaugelay pour ensuite être déplacée sur le site d’un ancien moulin à Tan, emplacement qu’elle occupe encore aujourd’hui, (ce moulin appelé autrefois le moulin de la Gastine a été vendu en 1730 par la veuve LE BOULEUR à Pierre GAGNAT de St Andiol de la Couronne).
Au fur et à mesure des besoins, était fait le choix de la transformation de fonctionnalité de certains moulins pour les adapter aux nécessités de la forge ainsi le moulin à papier de Longny, attesté en 1705, converti en forge renardière au début du 19° siècle . Le moulin de Brochard qui appartenait à la chartreuse du « Val Dieu » depuis des temps immémoriaux ,un acte le mentionne en 1250 comme moulin à Blé * « Septembre 1250 Gaston de Rémalard seigneur de valle-Cupreï », à été converti en tréfilerie par acte du 5 octobre 1678 ,d’autres moulins, Sévoux à Malétable et avec moins de certitude le moulin des Isles de Longny aurait pu être également une tréfilerie pour le Forge de Longny.
Les seigneurs et Barons de Longny se rendirent compte très tôt de l’importance stratégique et économique de cette nouvelle industrie, formant dans la région les Baronnies Fossières (appelées plus tard Baronnies industrielles).
La famille de Longny éteinte dans la Maison de Chateaubriant dès le début du XV° Siècle avec la dernière du nom Louise de Longny qui épousa Pierre ODARD et dont leur Fille Françoise épousa Jehan de Chateaubriant . L’intérêt porté à cette richesse locale attira plus tard de grandes familles du Royaume , car l’on possédait, sur place, la matière, la main d’œuvre et l’énergie.
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