La Baronnie de Longny
Publié le 2 Mars 2026
La Baronnie,
Depuis la guerre de 100 ans la baronnie Longnycienne s’est transformée en Baronnie industrielle, nous citerons ci-dessous une Note de notre ami Philippe SIGURET :
…/la chronologie des barons de Longny est très compliquée du fait du partage de la baronnie entre plusieurs lignes d'héritiers. Il faut citer les principaux dans l'ordre chronologique :
Châteaubriant (avec un T à la fin) ne récupère Longny qu'après un procès contre Surienne, capitaine pour les Anglais. Il faudrait citer ensuite Orléans-Longueville 1458-1573. Marie de Lorraine-Guise, veuve Orléans-Longueville en 1537, remariée au roi d'Ecosse Jacques V en 1538, ne joue pas un grand rôle à part la tutelle de son fils mineur mort en 1551. Claude Charlot, écuyer, conseil du roi maison et couronne de France, achète en 1628, c'est un puissant financier alors considéré comme simple plumitif. Il meure ruiné et saisi. Je passe sur Gabriel de Boislève, évêque d'Avranche et sur César duc de Vendôme qui revendent leurs droits à Barbe Servien épouse de Pierre Gruel, marquis de la Frette. Louis-Joseph, duc de Vendôme, fils de César, posséda Longny de 1698 à 1712. Ensuite vous auriez pu faire citation des marquis de Gontaut-Biron derniers seigneurs de Longny (1780-1789) qui restent propriétaires du domaine jusqu'en 1853./…
Au regard de ce commentaire, nous pouvons constater que, malgré ces noms prestigieux et des plus célèbres de l’histoire de France, peu d’entre eux sont venus résider à Longny et leurs intérêts étaient portés uniquement sur le commerce de la Forge ; l’on peut penser qu’en 1767 les bois et les forges représentaient un revenu annuel de plus de trente mille livres.
Il existait également des assemblées de « Férons » qui se réunissaient régulièrement. Le plus ancien document mentionnant la Corporation des Férons est une sentence de 1265. La tradition à laquelle l’auteur fait allusion fait remonter l’institution aux ducs de Normandie (Recueil des OLIM de M.BEUGNOT 1265).
Dans un aveu du 9 juin de l'an 15oo , rendu au duc d'Alençon par René de Bretagne , pour la baronnie de l'Aigle , nous lisons : a Item plusieurs pièces de Prés-féron-fossoyer, droit de forges « grosses , et haut-founeau à faire fer » .
Dans le moyen âge , on donnait le titre de barons- fossiers aux seigneurs qui , parce que leurs titres relevaient nuement du souverain , avaient le droit de fabriquer du fer.
C’est le bon Roi Louis IX (Saint Louis) qui, partant pour sa dernière croisade, et constatant que son royaume se dépeuplait du fleuron de la Noblesse a créé deux « Maîtrises », les « Maîtres Verriers » et les « Maîtres de Forges » ; Ces patentes, généralement accompagnées du subjonctif , « l’honorable » permettaient, dès lors, aux gentilshommes d’exercer ces métiers sans déchoir.
Nous ne connaissons pas la date des premières fusions de la Forge de Longny. La destruction des documents par l’incendie du château de Longny dans la nuit du 30 au 31 Mars 1682, la grande inondation du 2 mai 1687, la guerre de cent ans, les guerres de religion ainsi que l’incendie de l’église au XV° siècle, ont fait que les archives se rapportant au Bourg de Longny ont été malheureusement détruites ; nous avons du orienter nos recherches vers les archives de Chartres puisque, jusqu'à la Révolution, Longny dépendait de l’Evêché Chartrain.
Le choix du château fort de Longny comme siège de l’occupation par les Anglais (1346/1449) lors de la guerre de cent ans a certainement été influencé par les établissements à Fer déjà bien organisés à l’époque. La destruction du château de Marchainville, à la même époque donna un immense essor à Longny, l’occupant récupérant là l’occasion d’y forger les armes et outils nécessaires aux Troupes Anglaises.( souvent l’histoire se répète) .
/image%2F7211115%2F20260302%2Fob_d0b52e_louis9.jpg)